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J'bade. J'suis comme sous une longue descente d'acide. Tout me paraît hostile. J'ai l'impression que tout tourne normalement. Et putain ça m'rend fou. Parce que moi j'vois rien de bien normal. J'vois des gens pareils, identiques, j'vois des boulots récurrents, des sourires machinales, des rires mécaniques. Et j'en chiale de voir des d'jeunes encastrés dans tel ou tel style, dans tel ou tel trip, enfermé dans leur vérité absolue. Y a les d'jeunes qui portent des keffieh de toutes les couleurs et qui sauraient même pas placer la Palestine sur une mappemonde. D'autres qui s'battent pour avoir le dernier truc High-tech-fashion-super stylisé et sont incapable de s'faire cuire un steak. D'autres qui n'écoutent que du métal, s'habillent qu'en noir et viennent vous dire que la vie est laide, que les hommes sont tous des démons, mais qui n'ont pas les couilles de s'tirer une bastos dans la cervelle. Si t'es si mal dans ta peau, va jusqu'au bout d'ta logique bordel et vas pas pourrir la vie des autres. J'en ai marre des pseudos rebelles, j'en ai marre qu'on me foute dans le même sac qu'eux. J'en ai marre des gens et de leur bêtise, de leur superficialité. Ils vont écoutés telle musique, s'fringués comme ça, être attiré par, uniquement pour mieux rentrer dans leur petite case stylistique. Je me moque des babas comme des fashions, des métaleux comme des gothiques, des racailloux du dimanche comme des bofs du samedi soir. J'emmerde les gens qui se méprisent d'un style vestimentaire à l'autre, j'trouve ça pathétique. Les mêmes viennent vous dire après qu'ils sont contre la guerre et les préjugés. Bande de gros cons, vous avez rien compris. Mais alors rien du tout. Ces mêmes, vont venir vous dire qu'il faut changer le monde, mais sont incapables d'aimer leur voisin. Faux-hippie, pseudo bad-boy, ceux qui vont cracher sur le rap, sans avoir jamais essayé d'écouter ni d'comprendre les textes, ou ceux qui vont se moquer de la chanson française, parce que mon dieu l'accordéon c'est un truc de gitan ringard ça. Putain. J'en ai marre de me battre entre deux fronts pour des broutilles aussi ridicules que ça. Les mentalités n'ont jamais changé depuis l'école primaire en réalité. On marginalise toujours les gens différents, alors tout le monde s'efforce de rentrer dans la norme. Mais ce que j'comprend pas, c'est pourquoi les gens qui souffrent d'être mal-regardé regardent mal d'autres mal-regardés ?
J'crois juste que personne cherche à se comprendre.

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 12:15

I Amsterdam

I Amsterdam
Ouvrir son pochon comme une boîte de chocolat, comme des gosses exités devant un nouveau jeu. On s'éclate la tronche de THC. On enfume nos secondes. On respire la débauche. Et on s'défonce, sans but ni pourquoi. Juste on est là.
RDV au Flying Pig.

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 15:08

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# Posté le mardi 30 octobre 2007 20:01

La rage

La rage
J'ai la rage. Doublée d'une réelle et profonde tristesse. Je sais. C'est banal. C'est futile. Mais qu'êtes vous ? Sinon banalité et futilité. Que faisons nous ? À part des choses banales et futiles ? Ouais, j'ai une putain d'rage. À en faire trembler les ponts. À en faire chialer les hirondelles. La paranoïa me gagne. Je deviens fou. Encore des mots de paumés. Pourtant je sais parfaitement ce qui m'arrive. Je chute. Je dégringole dans les abysses de l'absence. Du manque. De la frustration. De l'oubli. Je sais que je ne suis plus. Plus grand chose d'autres qu'un vulgaire être vivant qui vagabonde entre le turquoise de son imaginaire et la crasse d'une réalité crue. J'essaie pourtant. J'ai tellement essayé. De rentrer dans le jeu. Le jeu de la société, des autres, des normes, des relations. Mais tout est si froid. Tout est si creux. Sans profondeur ni fureur. Le tout compressé de limites dérisoires. C'est d'une pâle violence. La fuite reste l'unique solution. La lutte, je l'ai déjà perdu, et j'ai déjà perdu mon utopie. Je sens que ma rage prend le dessus. Chaque pore de ma peau suinte la colère. Reste quelques plaisirs. Mais aucun d'eux n'est vierge. Mon idéal se noie sous la boue. La pluie tourbillonne. Et la distorsion du ciel crève l'écran de fumée. Cette vapeur d'illusion, c'est les mots. Comment exprimer avec des lettres, des courbes, tout ça ? Tout ces sens, toutes ces images, toutes ces secondes, comment les saisir, comment les utiliser sans les dénaturer ? M'en sentirai-je mieux ? Comme une transpiration littéraire, comme un récit de chair et d'os, mes doigts, extrémités physiques de mon esprit noueux, se serrent et se resserrent en un poing crispé. Sommes-nous mort lorsque l'on devient une machine humaine ? J'arrive plus à rire. J'arrive plus à aimer. J'arrive plus à vous regarder au fond des yeux. J'en pleure. De rage et de peine, toujours. Je me sens victime et coupable à la fois. Comme une putain d'autruche, je fourre ma tronche sous terre. Et je creuse et je creuse. Et les gens autour de moi jouent la comédie. Mentent constamment. Je le sais, je le sens. Je lis en leur regard la pitié, la fausse compassion, le mépris, la peur, la lâcheté. Je commence à percevoir distinctement la supercherie. Il suffit de faire croire. Ouais, c'est ça. Faire croire aux autres. Et on obtient ce cellophane, qui se colle si bien au sourire, qui se colle si bien à la matrice tout autour de soi. Quand on aseptise, afin de se contraindre pour un but, la vérité est un obstacle, le rêve : une folle bêtise, la gratuité des gestes : une erreur de naïveté. Holà brave gens, le concret est bien mieux. Vous aurez de la maille dans les poches. De la bouffe plein l'assiette. Vous serez fringués comme des princes, qu'est ce que j'dis, comme des putains de stars de ciné. Vous aurez toute la panoplie du confort idéal de l'occidental. Rassuré par des amis qui rient à vos blagues salasses. On rit des autres. On se moque. On crache sur la dignité d'êtres sensibles. Cruelle expérience qu'est l'Autre.

Je chie sur votre mentalité. Je chie sur la vie qui m'a offert ces instantanés de légèreté, ces concentrés d'euphorie, ce sentiment de bonheur, qui m'a fait prendre conscience de ce vide. De cette inexistence de possibilité. Je chie sur les sens de vos mots. Pour moi, amour n'a de sens. Pour moi, vie n'a de définition. Je mendie juste l'envie. L'envie au delà de Tout. La fraternité, bien sûr. Mais est-elle possible ici et maintenant ? Et bordel j'ai qu'ici et maintenant. Mon passé je l'ai rayé, écrabouillé et jeté au fond des chiottes depuis bien longtemps. Tant qu'à l'avenir, j'ai compris qu'il n'était que poussière opaque, que future nostalgie. Plus tard je serais triste, et cela ne fait aucun doute. Je serai immensément malheureux, malheureux de réaliser ce qu'est la vie. Malheureux d'avoir perdu ma jeunesse. Malheureux d'avoir perdu l'amitié. D'avoir perdu l'amour. Je serais malheureux d'avoir plus vécu que tant. Je sais vos réactions à cette lecture. Le mal de vivre. Et tout le blabla qui s'en suit. À en décortiquer, et analyser les causes et raisons. Mais je vous rassure, je m'en fout d'être profondément triste, je ne cherche pas le bonheur. Je m'y refuse. J'ai ce besoin de noirceur. C'est paradoxalement là que j'y puise mon cadavre d'espoir. Au milieu des vautours, des charognes et des corbeaux. L'encre ronge encore la blancheur de mon âme, encore et encore, jusqu'à la dernière miette de poésie.

# Posté le mardi 30 octobre 2007 18:01

Haimer librement et simplement.

Haimer librement et simplement.
Le romantisme me fait gerber, j'y peux rien désolé. Pas que je n'aime pas aimer. je crois que je ne vis que pour ça. Juste, j'ai besoin de vérité et de simplicité, et surtout de la profondeur, je crois. Tu m'as dis je t'aime, j't'ai répondu, moi c'est différent. T'as cru donc que ça voulait dire c'que je n'ai pas dis. Alors que mon sentiment dépassait juste la bulle de ton amour. Je n'aime personne parce que je déteste trop pour juste aimer. Je veux d'la passion crue. Besoin d'une riche simplicité. Ouais j'suis chiant et compliqué et je vous Haime tous c'est clair. Mais j'veux pouvoir gueuler si j'pète un cable. J'veux pouvoir lâcher un gros pet et en rigoler avec toi. J'veux aimer sans tabous, sans pression, sans idéalisme. "Aucun idéaux, juste avoir les idées hautes". C'est exactement ça. J'veux que tu sois déçu, et que j'en chiale, j'veux des sentiments vrais, même s'ils sont violents. J'préfère en souffrir qu'en mentir, qu'on me mente, ou qu'on se mente. Je veux pouvoir te dire que tu me fais chier sans que tu le prenne comme un attentat contre ta personne. j'veux pouvoir te dire que ta peau sent l'abricot. Que tu prennes mes vieux pulls. Qu'on est pas honte. Qu'on soit libre. Libre de s'aimer à la folie et libre la seconde d'après de s'engueuler pour une connerie insignifiante. Tant qu'on essaye de se comprendre et de communiquer, la manière m'importe peu. Quoiqu'on en dise, le cri, ça reste une communication. J'préfère la franchise d'une violence à l'hyppocrisie et la monotonie d'une amourette de série B, mielleuse et niaise au possible. Voilà tout.

Tchou' les gens. J'vais Ram'dam à Dam. Soyez d'bons vivants et réfléchissez toujours par vous-même. J'vous Pouet.

(J'vous fout une photo d'moi comme un bon p'tit égocentrique. Solidarité bloguienne allez. )

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 00:34

Modifié le jeudi 25 octobre 2007 02:43