La vie n'est qu'une nuit, quand on a pour maîtresse l'insomnie. Et j'ai choisi l'irréversible, je sais. Tant pis. Je ne suis pas pour autant résigné. Ouais, c'est une bohème un peu rock'n'roll. Mais, de l'endroit où je suis, on voit des brasiers s'éteindre. Des bouts d'chairs cramer et cramer. Des tonnes et des tonnes de merde entassées. Qui attendent qu'on viennent les embrasser, qu'on viennent les flatter. Et pendant ce temps-là, tant se sont déjà pris l'ascenseur social dans les dents. Société d'automates, saucissonné en audimat, où aller-vous?
Et tant pis si je suis votre parasite. Tant pis si je ne suis qu'objet de mépris. Qu'importe. Car, oui, je suis ma male rasure. Je suis mes chemises froissées. Je suis mes cheveux gras et mal coiffés. Je suis ma crasse et ma paresse.
Les affamés d'sueur m'ont toujours intrigué : pourquoi s'user vainement contre le fer et le vent ? Pas que je n'aime pas travailler. Mais au nom de quoi ma vie ne devrait tourner qu'autour d'ce concept en particulier ? Qui pourrait le décider pour moi ?
Et j'veux partir. Comme ça. Sans attache.
Partir et revenir. Sans rien attendre ni comprendre.
Crever au bout de votre rue. Et vous gueuler mon amour enragé pour l'espèce.
Boire. Encore et encore. Me déchirer la tronche jusqu'à l'ombre abyssale. Sourire à toutes ces bouteilles qui flânent, à tout cet alcool qui se fane. Et que ça tourne. Et que l'on s'envole. Que l'on s'aime. Que l'on danse. Que l'on chante. Ça y est tout est parti. Ça y est, c'est déjà fini...
J'veux mourir à trente ans. Comme ça. Sans peur ni remords. Sans soleil ni lune.
Et faire taire cette putain d'amertume. Retrouver ce silence d'antan. Ce calme si serein.
Et rire dans un dernier souffle. Rire d'avoir été si con. De l'avoir toujours été. Rire de mon côté pile comme de mon côté face. Et se souvenir. Enfin. Se souvenir que finalement "c'était pas si mal", c'était même plutôt bien. Ces années. Ces rencontres. Ces galères. Alors je trinquerai mon dernier vers à eux. A elle. A cette joie. A cette peine. A ce regard. A cette violence si ordinaire. A cet orage qui sommeille. A ces gouttes d'eau sur nos peaux. A nos paumes encore jeunes. A notre fougue. A nous. Libre et fou.
Et tant pis si je suis votre parasite. Tant pis si je ne suis qu'objet de mépris. Qu'importe. Car, oui, je suis ma male rasure. Je suis mes chemises froissées. Je suis mes cheveux gras et mal coiffés. Je suis ma crasse et ma paresse.
Les affamés d'sueur m'ont toujours intrigué : pourquoi s'user vainement contre le fer et le vent ? Pas que je n'aime pas travailler. Mais au nom de quoi ma vie ne devrait tourner qu'autour d'ce concept en particulier ? Qui pourrait le décider pour moi ?
Et j'veux partir. Comme ça. Sans attache.
Partir et revenir. Sans rien attendre ni comprendre.
Crever au bout de votre rue. Et vous gueuler mon amour enragé pour l'espèce.
Boire. Encore et encore. Me déchirer la tronche jusqu'à l'ombre abyssale. Sourire à toutes ces bouteilles qui flânent, à tout cet alcool qui se fane. Et que ça tourne. Et que l'on s'envole. Que l'on s'aime. Que l'on danse. Que l'on chante. Ça y est tout est parti. Ça y est, c'est déjà fini...
J'veux mourir à trente ans. Comme ça. Sans peur ni remords. Sans soleil ni lune.
Et faire taire cette putain d'amertume. Retrouver ce silence d'antan. Ce calme si serein.
Et rire dans un dernier souffle. Rire d'avoir été si con. De l'avoir toujours été. Rire de mon côté pile comme de mon côté face. Et se souvenir. Enfin. Se souvenir que finalement "c'était pas si mal", c'était même plutôt bien. Ces années. Ces rencontres. Ces galères. Alors je trinquerai mon dernier vers à eux. A elle. A cette joie. A cette peine. A ce regard. A cette violence si ordinaire. A cet orage qui sommeille. A ces gouttes d'eau sur nos peaux. A nos paumes encore jeunes. A notre fougue. A nous. Libre et fou.
