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# Gepost op vrijdag 11 januari 2008, 19u40

Gewijzigd op zondag 13 juli 2008, 13u11

Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie. - Herbert Spencer -

Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie. - Herbert Spencer - ♪


Ami du soir, bonsoir.


Y a quelques années, j'faisais un peu de stop pour aller voir la mer, et j'ai été pris par un mec assez interressent, et on parlait de la vie, et il m'a dit : « C'est la loi du chaos, les forces invisibles polarisent les espaces-temporels, et tout ça en la taille d'un noyau de nectarine. Et c'est ça, qui me titille l'orifice anal, on est que des putains de cailloux, d'la poussière. » Et il avait pas tort, nous ne sommes que de la poussière, ouais mais pas n'importe quelle poussière. L'unicité de la matière fait que le moindre de nos atomes a, un jour, été créé au sein d'une étoile, et qu'il y retournera un jour. C'est en ce sens que nous sommes tous "poussières d'étoiles". Ça laisse songeur nan ?

# Gepost op woensdag 09 januari 2008, 18u37

Gewijzigd op donderdag 10 januari 2008, 09u08

Au bord d'un quai, les pieds ballants dans le vide, on s'allume une clope en regardant filer les nuages. Et une chimère fait son jogging. Et les idéaux se défenestrent.

Au bord d’un quai, les pieds ballants dans le vide, on s’allume une clope en regardant filer les nuages. Et une chimère fait son jogging. Et les idéaux se défenestrent.  ♪


Matin bleu. Une perle de pluie me tombe sur le front. Notre tente ressemble à une cathédrale de toile, l'humidité comme seul vitrail. Y a plus beaucoup de sens, plus beaucoup de transitions entre mes pensées, entre mes mots et mes journées. Tout n'est que poésie et bohème. L'asphalte devient notre ami, le pouce : notre outil. Et le froid nous glace. Je me sens bohémien comme Rimbaud, les cheveux ébouriffés, presque givrés, et les godasses trouées, je regarde la Grande Ours et Cassiopée, et j'épouse leur scintillement ; je sais, c'est devenu un thème, une technique de séduction, une banalité ridicule, « regarder les étoiles », mais je ne fais pas que les observer, je les matérialise. Je suis comme beaucoup, gosse de l'obscurité, tapis sous la voie lactée, j'explore les arcanes de l'existence, j'voyage sur les fleuves du sombre, à l'affut de la moindre écume de clareté.

# Gepost op zondag 23 december 2007, 20u22

Gewijzigd op dinsdag 08 januari 2008, 20u33

31 jours sur Terre (Article en CDD)

31 jours sur Terre (Article en CDD)  ♪

(Quelques intérims ici >)




B O R D E L

# Gepost op dinsdag 27 november 2007, 22u42

Gewijzigd op zondag 23 december 2007, 20u46

Allez viens mec on s'fraude Morphée.

Allez viens mec on s'fraude Morphée. ♪
La vie n'est qu'une nuit, quand on a pour maîtresse l'insomnie. Et j'ai choisi l'irréversible, je sais. Tant pis. Je ne suis pas pour autant résigné. Ouais, c'est une bohème un peu rock'n'roll. Mais, de l'endroit où je suis, on voit des brasiers s'éteindre. Des bouts d'chairs cramer et cramer. Des tonnes et des tonnes de merde entassées. Qui attendent qu'on viennent les embrasser, qu'on viennent les flatter. Et pendant ce temps-là, tant se sont déjà pris l'ascenseur social dans les dents. Société d'automates, saucissonné en audimat, où aller-vous?
Et tant pis si je suis votre parasite. Tant pis si je ne suis qu'objet de mépris. Qu'importe. Car, oui, je suis ma male rasure. Je suis mes chemises froissées. Je suis mes cheveux gras et mal coiffés. Je suis ma crasse et ma paresse.
Les affamés d'sueur m'ont toujours intrigué : pourquoi s'user vainement contre le fer et le vent ? Pas que je n'aime pas travailler. Mais au nom de quoi ma vie ne devrait tourner qu'autour d'ce concept en particulier ? Qui pourrait le décider pour moi ?

Et j'veux partir. Comme ça. Sans attache.
Partir et revenir. Sans rien attendre ni comprendre.
Crever au bout de votre rue. Et vous gueuler mon amour enragé pour l'espèce.
Boire. Encore et encore. Me déchirer la tronche jusqu'à l'ombre abyssale. Sourire à toutes ces bouteilles qui flânent, à tout cet alcool qui se fane. Et que ça tourne. Et que l'on s'envole. Que l'on s'aime. Que l'on danse. Que l'on chante. Ça y est tout est parti. Ça y est, c'est déjà fini...

J'veux mourir à trente ans. Comme ça. Sans peur ni remords. Sans soleil ni lune.
Et faire taire cette putain d'amertume. Retrouver ce silence d'antan. Ce calme si serein.
Et rire dans un dernier souffle. Rire d'avoir été si con. De l'avoir toujours été. Rire de mon côté pile comme de mon côté face. Et se souvenir. Enfin. Se souvenir que finalement "c'était pas si mal", c'était même plutôt bien. Ces années. Ces rencontres. Ces galères. Alors je trinquerai mon dernier vers à eux. A elle. A cette joie. A cette peine. A ce regard. A cette violence si ordinaire. A cet orage qui sommeille. A ces gouttes d'eau sur nos peaux. A nos paumes encore jeunes. A notre fougue. A nous. Libre et fou.

# Gepost op zondag 25 november 2007, 22u59

Gewijzigd op dinsdag 27 november 2007, 23u35